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à Tokyo

Kyoto, capitale historique et culturelle du pays du Soleil Levant. Une des villes du monde qui a le plus de sites classés au patrimoine mondiale de l’Unesco. Elle était considérée par les spécialistes comme la plus belle ville du monde en 1850. C’est grâce à l’insistance d’un seul homme pendant la seconde guerre mondiale que Kyôto n’a pas fini sous les décombres. En effet, l’ancienne capitale était une cible de choix pour l’armée américaine et il a fallu du temps à Serge Elisseeff pour convaincre la Maison Blanche de pas détruire une ville si riche en passé. Je le remercie infiniment.

Kyôto est une ville bien trop riche pour que je puisse en faire une explication complète. Je n’y suis allé que deux fois et je ne suis pas un expert de la ville. Je vais donc tenter de vous faire partager un peu les qualités de l’ancienne capitale qui accueille chaque année, environ 30 millions de touristes.

Le quartier de Gion et le temple Kiyomizu

Le Kinkaku-ji

Lorsque vous arrivez à Kyôto ne vous attendez pas à voir une ville faite de maisons de bois et de bambous. N’essayez pas de scruter l’horizon depuis le train pour entrevoir un indice dès votre arrivée imminente dans cette ville fascinante. Non. Sachez qu’à Kyôto vous devez prendre votre temps. Ne soyez pas trop pressés à pénétrer la culture traditionnelle japonaise quand vous vous enfoncez dans l’ultra-moderne gare de Kyoto et son immense centre commercial. Toutes vos attentes seront satisfaites petit à petit. En attendant vous êtes un peu perdu. Pour commencer : pourquoi les gens ne se poussent pas du même côté qu’à Tokyo dans les escalators ? J’ai appris par la suite que dans le coin de l’ancienne capitale l’habitude est de s’écarter vers le côté droit de l’escalator tandis que dans le reste du Japon, on choisit le côté gauche. Partant de se principe on peut sans mal distinguer les touristes à Kyoto. C’est d’ailleurs un problème. On croirait être en Europe : trois à droite, deux à gauche, un couple occidental qui prend toute la largeur etc. Un vrai bordel par rapport au reste du Japon. Kyôto n’est pas une ville comme les autres.

Le quartier touristique par excellence. Un passage incontournable. La première fois que je suis arrivé dans les rues de cette partie de la ville je me suis dit que j’avais enfin trouvé l’image que je me faisais de Kyôto. A savoir, des petites ruelles bordées d’échoppes, de boutiques, de petits restaurants fait de bois, de pierres et de bambous ainsi qu’un joli parc, Maruyama Kôen qui abrite l’un des plus vieux cerisier du Japon. La promenade dans la ruelle Sannenzaka donne une impression de voyager à l’époque d’Edo. Seulement, Sannenzaka est victime de son succès : des tonnes de magasins de souvenirs pour touristes, quelques fois, le plastique remplace le bambous, ce qui donne une impression d’une rue d’un parc d’attraction.

Ha ! Le fameux Pavillon d’or rendu célèbre par sa beauté et par un roman de Yukio Mishima. Le voir devant soi vaut vraiment le détour. Ce qu’il faut savoir c’est qu’il ne fait pas très japonais à l’instar des beaux temples de Nikkô. Le Japon brille par sa sobriété. Ce pavillon tout doré se reflète dans l’étang à ses pieds mais pas dans la culture japonaise. Le Ginkakuji, pavillon d’argent, est lui beaucoup plus japonais. Ce dernier devait être recouvert de couleur argentée comme le pavillon d’or mais il n’a jamais été fini. On n’y voit que du bois, des couleurs plus naturelles, plus japonaises.

Pourtant, fidèle ou pas à la mentalité de l’archipel, c’est un passage obligé de toutes visites de Kyôto et un haut lieu touristique. Son jardin aux alentours sillonne la colline environnante dans une nature reposante. Immanquable !

Le Ryôan-ji

Le Château de Kyôto

En continuant vers la colline à travers la ruelle Sannenzaka on arrive sur un des temples les plus connus du Japon : le Kiyomizu Dera. Sans juger la qualité de cette élection, ce temple figurait parmi les candidats à la désignation des 7 nouvelles merveilles du monde au côté du Colysée de Rome ou de Machu Pichu au Pérou. Le verdict final n’a malheureusement pas retenu ce joli temple sur pilotis. En effet, et c’est un peu ce qui fait sa spécialité, ce temple en hauteur est construit sur le flanc d’une colline qui borde Kyôto et offre un beau panorama. Vous pourrez même croiser quelques personnages venus d’un autre âge comme des Maiko (apprenties geisha)  ou des bonzes.

Ne vous en faites pas, le charme opère car un minimum d’authenticité est présente et vous pourrez aussi  déguster de splendides Tsukemono (légumes à la saumure), goûter à la glace au thé vert ou au sésame noir ou encore déambuler les marches de la rue, un verre d’Amazake (saké doux et chaud) à la main. Attention tout de même, les japonais n’aiment pas trop que l’on marche tout en mangeant.

Le jardin sec zen par excellence se trouve dans ce temple. C’est un endroit où l’on devrait s’asseoir calmement pour observer le jardin et y faire sa propre interprétation. En effet, son auteur n’a laissé aucune explication. Libre à chacun d’y voir ce qu’il veut dans ces stries de cailloux et ces pierres posées de manière à captiver le regard. Dommage qu’il y ait tant de monde. Le reste du temple est à voir également bien que certains ne viennent que pour le jardin sec. Il y a derrière le temple la fameuse fontaine de la secte zen.

L’ancien château de la capitale est loin d’être le plus beau ni même le plus impressionnant du pays. Il y a pourtant un bel intérêt à venir ici. Il est encore en bon état et on peut y voir à l’intérieur des mannequins disposés pour représenter une réunion type menée par le Shogun Tokugawa. Bien qu’on ne puisse vraiment le voir, le château possède des pièces secrètes et le sol produit volontairement un grincement afin qu’aucun intrus ne puisse y pénétrer sans faire de bruit. Il y a aussi un très joli jardin à l’extérieur.

Kyôto est un passage obligé de toutes visites au Japon. Un telle concentration de richesses est une chose rarissime dans le monde. C’est dans cette ville que l’on comprend toute la beauté de la culture ancienne du Japon. On y ressent cette envie bizarre d’être projeté dans la ville durant l’époque d’Edo.


Ce que vous venez de voir ce sont des lieux touristiques classiques et populaires mais un jour j’explorerai les richesses moins connues éparpillées à Kyôto, loin des sentiers battus.

 
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