Fascinante Tokyo, mégalopole survoltée avec une ambiance de village par moments. Capitale tentaculaire, où tout le monde peut y trouver son compte car vous êtes sûr qu’à Tokyo, il y a au moins une personne qui pense comme vous.
Tokyo, ville sans limites, où l’on ne sait pas vraiment à quel endroit elle se termine pour laisser place à la ville voisine. Du haut des gratte-ciels, la nuit, on ne voit qu’une mer de lumières à perte de vue. Toutes ces choses, tous ces gens et pourtant on pourrait s’y sentir seul en passant inaperçu au milieu de la foule ou en se promenant dans un des nombreux parcs qui composent la ville.
Lorsqu’on descend de ces buildings de 50 étages pour approcher les lumières au plus près, on découvre encore plus de petites ruelles que de grands boulevards. Ces ruelles, chaleureuses, animées, secrètes, désertes, parfumées, lumineuses, bruyantes, composent le paysage urbain de Tokyo, alternant démesure et miniature.
Quand je suis arrivé au Japon, j’ai pris le train Skyliner de l’aéroport de Narita vers Tokyo, puis j’ai pris un train sur la ligne Yamanote en direction de Shibuya car c’est là-bas que j’avais accès au terminus de la ligne Inokashira de la compagnie Keio où se trouvait mon logement. J’affectionne tout particulièrement, aujourd’hui, cette ligne d’Inokashira pour l’ambiance sécurisante de ses quartiers et le calme qui y règne.
En chemin entre les deux gares, ma valise en main, j’ai pris connaissance avec le carrefour de Shibuya, appelé Hachiko Crossing. Le choc . . .
Ce carrefour a marqué toutes les personnes qui y sont passées la première fois. Pour toutes ces personnes, cette première rencontre avec ce carrefour est impressionnante, puis pour la majorité d’entre eux, c’est affolant, voir apeurant. Pour moi, c’est excitant. J’avais envie de me plonger dedans, comme je plongerai dans la piscine urbaine de Tokyo, embrassant à bras ouverts cette sorte de nouvelle vie peu commune pour nous autres européens sans savoir ce que cela représentait réellement.
Pour finir, voici un reportage fait par moi-même qui se concentre sur le côté urbain de Tokyo dans les quartiers de Shibuya et Shinjuku. Le montage m’a pris pas mal de temps. Veuillez m’excuser la qualité moyenne de la voix off. J’espère tout de même que ça vous plaira.
Des lumières clignotent, des sons s’éparpillent, des discussions inachevées perdues dans la foule que l’on croise. Dans la gare, on bouscule quelqu’un et on ne prend même pas le temps de le regarder pour s’excuser. Il faut continuer d’avancer. A chaque heure, chaque jours, des gens sont affairés. La ville se dévoile dans la durée au gré de rencontres inopinées dans un parc, sur un banc, dans un bar, un restaurant, une gare. Des millions de gens, des millions de signes de vie. Chacun sa vie, ses goûts, ses pratiques. Tokyo est la ville la plus vivante que je connaisse, elle ne tiens pas sur place, quand je n’y suis pas, elle me manque.
Je tiens à préciser aux puristes que la musique de ce reportage vient du film taïwanais de Hou Hsiao Hsien : Millenium Mambo. Une bande originale composée par Lim Giong principalement et Yoshihiro Hanno. Je me suis permis de mettre une musique non japonaise car plus que son origine, c’est son ambiance qui colle vraiment à l’image que je voulais donner à ce reportage.
Taiwan est un pays très proche du Japon sur divers points, bien plus que la Chine. D’ailleurs, l’histoire de Millenium Mambo se déroule partiellement à Taiwan et au Japon. C’est pour ces raisons également que j’ai fermé les yeux sur le fait d’utiliser une musique non japonaise. C’est mon côté cinéaste qui a pris le dessus. Je voulais transmettre une ambiance, j’espère que vous la comprendrez et que vous ne me tiendrez pas rigueur de ce choix.
ERRATUM : J’ai marqué le titre du reportage en japonais : 東京の心で.
J’aurais du marquer : 東京の中心で. Désolé.
VENEZ PARTAGER VOS AVIS, VOS COMMENTAIRES SUR LE FORUM
Accueil - “Japan Trotter” est une marque protégée - 2008